Diagnostic et suivi en rhumatologie
La rhumatologie
Du diagnostic aux traitements, nous vous accompagnons à chaque étape de votre prise en charge,
en vous proposant des solutions adaptées à votre situation et à l’évolution de votre pathologie.
La rhumatologie en pratique
La rhumatologie est la spécialité médicale qui traite les maladies de l’appareil locomoteur.
Elle concerne les articulations, les os, les tendons, les ligaments et les muscles.
Les pathologies prises en charge sont variées, allant des rhumatismes inflammatoires aux pathologies dégénératives, en passant par les affections osseuses comme l’ostéoporose ou certaines pathologies tendineuses.
Pathologies et examen
Rhumatismes inflammatoires
La polyarthrite
La polyarthrite Rhumatoïde (PR) est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires.
Il survient le plus souvent chez l’adulte jeune (30-50 ans), parfois plus tôt, ou plus tard. C’est une maladie auto-immune, ce qui signifie que l’organisme, par le biais du système immunitaire, se « trompe » de cible et attaque certains éléments de lui-même, les articulations en l’occurrence.
La particularité de la PR est que l’inflammation des articulations a une tendance destructrice. Elles peuvent à la longue se déformer. Le but du traitement est de limiter l’emballement du système immunitaire, et ainsi d’éviter inflammation et destruction.
En savoir plus sur la polyarthrite
On sait maintenant que plus vite on traite une PR, mieux on la contrôle, au point qu’il n’est plus illusoire d’espérer parfois une guérison. Il est donc fondamental d’en faire le diagnostic le plus rapidement possible (dans les 2-3 mois qui suivent le début des symptômes). Pour cela le rhumatologue dispose, outre des moyens cliniques (interrogatoire, examen), de tests sanguins, d’examens d’imagerie (échographie, IRM…) qui peuvent permettre d’affirmer rapidement le diagnostic.
Tous les rhumatismes inflammatoires ne sont pas des PR. Cette phase de diagnostic est donc importante et nécessite une certaine expertise. Parfois il est nécessaire d’attendre plusieurs mois, voire plusieurs années, avant de poser définitivement un diagnostic de PR. Ce ne sont en général pas les formes les plus agressives. C’est donc souvent bon signe de n’avoir qu’un diagnostic d’attente (« rhumatisme inflammatoire indifférencié »).
Les traitements de la PR peuvent se décomposer ainsi :
- Traitements de la crise : cortisone essentiellement, anti-inflammatoires.
- Traitements de fond : les plus importants
- « conventionnels » : méthotrexate, leflunomide, Salazopyrine, hydroxychloroquine
- biothérapies : ce sont des traitements injectables, agissant contre différéntes cibles biologiques, de façon à limiter un excès d’inflammation. On les classe selon la cible :
- anti-TNF
- anti IL6
- anti CD20
…
Spondyloarthrites
Contenu en cours de rédaction.
Rhumatisme psoriasique
Contenu en cours de rédaction.
Autres rhumatismes inflammatoires
Contenu en cours de rédaction.
Rhumatismes microcristallins
goutte
Contenu en cours de rédaction.
chondrocalcinose ou rhumatisme à cristaux de pyrophosphate de calcium
Contenu en cours de rédaction.
Rhumatisme à hydroxy-apatite
Contenu en cours de rédaction.
Pathologie dite dégénérative
Arthrose
Contenu en cours de rédaction.
Tendinopathie
Elles sont très fréquentes. Le diagnostic est le plus souvent clinique (interrogatoire, examen), mais les examens complémentaires sont aussi très utiles
L’échographie est le meilleur examen pour visualiser les tendons. Elle est donc très utile au diagnostic des tendinites, et notamment celles de l’épaule. D’autres tendons peuvent aussi être explorés : poignet, coude, cheville, etc…
Elle est aussi extrêmement précieuse pour guider un geste infiltratif, et le rendre ainsi beaucoup plus précis.
La radiographie permettra de voir s’il y a des lésions osseuses associées ou non. D’autres examens seront nécessaires en cas de difficultés diagnostiques (scanner avec injection articulaire, IRM…)
Exemples de tendinites
Atteintes de l’épaule
Regroupées autrefois sous le terme de « périarthrite » elles regroupent essentiellement :
- Les tendinopathies dites « dégénératives », surtout liées à l’âge, mais aussi parfois à l’activité (travaux répétés bras en l’air). Elles peuvent de compliquer de fissures ou de rupture du tendon.
- Les tendinites calcifiantes, survenant plus précocement (souvent entre 40 et 50 ans, rarement plus tard): guérissent presque toujours mais peuvent entrainer de vives douleurs. Les infiltrations ou les ponction-lavages sont souvent très utiles.
- La capsulite, à tout âge, à la suite de traumatismes ou spontanées. entrainent douleurs et limitations des amplitudes du bras. Elles guérissent le plus souvent mais on peut limiter les phénomènes douloureux avec certaines infiltrations, en conjonction avec la rééducation.
- L’arthrose, de l’articulation de l’épaule (gléno-humérale) ou de l’articulation juste au sommet de l’épaule (acromio-claviculaire).
Traitement des tendinites calcifiantes
Infiltrations et ponctions-lavage font partie intégrante du traitement si les traitements médicamenteux et la kinésithérapie ne suffisent pas.
Les infiltrations
Il s’agit d’injecter un dérivé de la cortisone dans la bourse sous-acromio-deltoïdienne (BSAD), afin de diminuer l’inflammation responsable des douleurs.
La ponction-lavage
Réalisée sous échographie, elle consiste à ponctionner la calcification et à injecter du sérum physiologique pour en dissoudre une partie. Cela facilite son évacuation.
Un rebond douloureux peut survenir dans les heures ou les jours suivant le geste.
Atteintes du coude et du poignet
- épicondylites épitrochléite
- ténosynovite (inflammation du tendon et de sa gaine) de De Quervain
- autres ténosynovites
Atteintes de la hanche
- tendinite du droit antérieur
- tendinobursites (inflammation tendineuse et d’une bourse de glissement) de la face latérale de la hanche: moyen fessier, piriforme
Atteintes du genou
- tendinites de la bandelette ilio-tibiale (syndrome de « l’essuie-glace »)
- tendinite de l’appareil rotulien (quadriceps, tendon rotulien)
- on regardera aussi un kyste poplité
Atteintes de la cheville et du pied
- tendinites du tibial postérieur , du fléchisseur du gros orteil (face interne de la cheville)
- tendinite des fibulaires (face externe)
- tendinite du tibial antérieur (en avant)
- et d’autres plus rares
L'ostéoporose
L’ostéoporose est une maladie qui fragilise les os. En soi, elle est indolore, mais son risque principal est la fracture.
Quand l’ostéoporose est assez importante, la fracture peut survenir sans véritable traumatisme. Une simple chute peut suffire à fracturer un poignet, un bras ou même un col du fémur. Se lever le matin peut aussi suffire à entraîner une fracture de vertèbre (souvent appelée « tassement »).
Si une fracture survient dans un contexte d’ostéoporose, le risque de nouvelles fractures est élevé. Les douleurs et la diminution des capacités de se mouvoir peuvent alors devenir très handicapantes. Certaines fractures, dites majeures, sont associées à une diminution de l’espérance de vie.
Il est donc important de savoir si l’on est atteint d’ostéoporose. Le bilan réalisé avec votre rhumatologue permet d’évaluer précisément votre risque de fracture.
Pour cela, il s’appuie sur la densitométrie, mais aussi sur d’autres éléments issus de l’interrogatoire et des examens biologiques (prise de sang, analyse d’urines).
Ce n’est qu’une fois l’ensemble de ces informations réunies qu’un traitement peut être proposé, en tenant compte de ses avantages, de ses inconvénients et de sa surveillance.
Radiographies
Contenu en cours de rédaction.
échographie
Contenu en cours de rédaction.
Densitométrie osseuse
La densitométrie (ou ostéodensitométrie) est actuellement l’examen le plus simple pour apprécier de façon performante votre ostéoporose, mais aussi pour voir son évolution (par exemple pour aider à savoir si un traitement est efficace)
Notre cabinet « rhumatologues de Palente » dispose d’un ostéodensitomètre. Vous pouvez prendre rendez-vous en ligne via Doctolib ou contacter le cabinet.
Si vous n’êtes pas connu(e) du cabinet, nous vous demanderons d’avoir la lettre de votre médecin traitant sollicitant la densitométrie. Le rendez-vous ne sera dédié qu’à cette problématique, dont l’évaluation globale (pas seulement densitométrique) est longue est complexe. Tout autre problème (arthrose, tendinite, …) ne pourra être traité qu’à l’occasion d’un autre rendez-vous.
L’examen densitométrique lui-même dure une dizaine de minutes. Vous êtes allongé(e) sur la table d’ostéodensitométrie, et le bras qui fait la mesure passe au dessus de vous. L’examen est strictement indolore. Il utilise des rayons X, mais l’irradiation est négligeable (pour preuve, l’opérateur qui fait la mesure a coté n’a pas de protection particulière).
Les résultats de la mesure sont ensuite confrontés à d’autres données, pour pouvoir, au final, vous informer sur votre risque de fracture.
Si ce dernier est assez important pour cela, votre rhumatologue pourra vous proposer (ou informer votre médecin traitant) du ou des types de traitement qui pourraient être utiles.
Nous disposons actuellement de traitements performants, qui peuvent améliorer votre densitométrie, mais surtout diminuer de façon importante le risque de faire (ou refaire) une fracture. Leur emploi est maîtrisé par votre rhumatologue, qui vous ne les proposera que si la somme de leurs avantages est bien supérieure aux inconvénients éventuels. Bien sûr, tout ceci est discuté précisément avec vous.
Infiltrations échoguidées
Une infiltration consiste à injecter un médicament directement dans la zone douloureuse afin de diminuer l’inflammation.
Elle est le plus souvent réalisée avec de la cortisone, mais d’autres produits peuvent être utilisés selon la situation (acide hyaluronique, PRP).
Ce geste est ciblé, généralement peu douloureux, et permet le plus souvent un soulagement rapide ou durable.
Qu’est ce qu’une infiltration ?
L’infiltration est le fait d’injecter un produit précis dans un endroit précis.
Le plus plus souvent le produit précis est de la cortisone d’action retard. Son action vise à diminuer ou enlever l’inflammation responsable de votre douleur. Sa durée d’effet est très variable et ne peut être prédite à coup sûr. Elle est le plus souvent de plusieurs semaines à plusieurs mois.
Elle permet donc soit de passer un cap pénible lors d’une affection chronique, soit de guérir une inflammation occasionnelle.
L’autre type de produit le plus souvent infiltré, après la cortisone, est l’acide hyaluronique. On appelle cet acte une viscosupplémentation. Elle peut se faire en une ou plusieurs injections successives. Il s’agit d’un produit lubrifiant qui va gérer la phase « mecanique » de la douleur. Il faudra ici plusieurs semaines pour en voir l’effet complet, mais le soulagement peut être durable (une année voire plus).
Enfin, on utilise de plus en plus le PRP (Plasma Riche en Plaquette) qui semble interressant, de par son effet pro-cicatrisant, dans certaines pathologies tendineuses, mais aussi en intra-artci
Le plus important dans une infiltration est « l’endroit précis ». En effet, une infiltration est d’autant plus efficace qu’elle est effectuée proche, où à l’endroit précis, de ce qui occasionne la douleur.
Il est possible de pratiquer une infiltration avec les repères cliniques. Dans le genou par exemple, qui est facile d’accès. Très fréquemment, si l’on veut être sûr d’être au bon endroit, votre rhumatologue pourra utiliser un appareillage précis: une échographie par exemple, ou la radiologie avec injection de produit de contraste pour bien visualiser l’endroit voulu. Cela permet de maximiser l’effet, et de rendre plus sûre et moins douloureuse l’infiltration.
Quel est le risque des infiltrations ?
Le geste consiste en une simple piqûre. L’aiguille est en général fine. Certains sites sont potentiellement plus douloureux, et l’on pratiquera une anesthésie locale au préalable. Veuillez indiquer au médecin si vous avez une allergie connue aux anesthésiques locaux. Une infiltration est donc globalement peu ou très peu douloureuse.
Il peut par contre y avoir, dans les heures qui suivent, un rebond douloureux, parfois important. Il s’agit le plus souvent d’une réaction inflammatoire initiale autour des cristaux de cortisone qui ont été infiltrés. Leur effet se fera sentir lorsqu’ils vont se dissoudre, le plus souvent en quelques heures au plus. Il ne faut donc pas s’inquiéter d’une telle réaction douloureuse. L’application de glace sera le meilleur des traitements préventifs. Il est aussi possible de prendre des anti-douleurs ou des anti-inflammatoires si cela vous est possible. Ce risque de rebond douloureux est bien moindre si le produit injecté est de l’acide hyaluronique.
Le seul risque potentiellement grave est celui d’infection, s’il s’agit de cortisone. Il est chiffré à environ un cas sur 50000. Pour limiter ce risque, nous appliquons un protocole de désinfection validé (cf « modalités pratiques des infiltrations »). L’infiltration d’acide hyaluronique est « neutre » vis à vis du risque d’infection, qui devient alors extrêmement rare.
Si le produit injecté est de la cortisone, cela peut majorer un diabète s’il n’est pas bien équilibré.
Enfin, si vous prenez un médicament visant à fluidifier le sang, il y a un risque d’hématome si l’aiguille passe par un vaisseau sanguin. La plupart des infiltrations peuvent se faire dans des conditions acceptables de sécurité, même en prenant de tels médicaments, en gardant en mémoire que le risque de les arrêter pourrait être bien plus préjudiciable qu’un éventuel hématome sur le point de ponction. A l’exception de la colonne vertébrale, où un éventuel hématome pourrait comprimer des structures neurologiques.
Pour terminer, il n’y a pas de « nombre maximum d’infiltrations permises ». Il ne s’agit que d’injecter de fortes concentration d’un produit localement, là où il y en a besoin. Soit l’infiltration est efficace et il n’est pas nécessaire de la répéter rapidement, soit elle ne l’est pas et il n’y a aucune raison de la répéter. la règle des « pas plus de 3 infiltrations par an au même endroit » en découle. S’il faut en faire plus, il faut se demander quelles sont les alternatives, notamment chirurgicales.
Comme pour tout soin, le choix d’une infiltration découle du rapport entre le bénéfice attendu et les risques potentiels. Ces derniers étant globalement faibles, ce rapport est la plupart du temps favorable, à condition que celà s’intègre dans une stratégie de soins prenant en compte tous les paramètres (âge du patient, pathologies associées, traitements concomitants, alternatives thérapeutiques…) Votre rhumatologue maîtrise tous ces paramètres. L’infiltration n’est pas un acte technique pratiqué « à l’aveugle » sans connaitre son patient.
L’infiltration en pratique
Avant l’infiltration
Prévoyez autant que possible un temps de repos le jour même et le lendemain de l’infiltration. Le repos est modulé en fonction du type d’infiltration ou de sa localisation. Dans certains cas, on vous recommandera de venir accompagné pour ne pas avoir à prendre le volant juste après.
Il ne vous est pas nécessaire d’être à jeûn. Signalez à votre rhumatologue toute allergie connue, notamment aux anesthésiques locaux ou aux produits de contraste à base d’iode (si infiltration sous radio).
L’information
Une notice d’information vous est remise au préalable, adaptée au type d’infiltration prévue. Vous la lirez chez vous et la ramènerez le jour même. N’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous sembleront nécessaires avant le geste.
Le guidage
Pour maximiser l’effet de l’infiltration, et diminuer le risque de douleur lors du geste, votre rhumatologue va utiliser très fréquemment un appareil d’imagerie médicale. Il s’agira soit d’un échographe, soit de notre appareil de radiologie. Dans ce cas, il est injecté au préalable un produit de contraste à base d’iode. Ce dernier, en se répartissant dans l’articulation, permettra d’être certain d’être au bon endroit.
Injection de produit de contraste dans une articulation du pied
Le geste lui même
Une désinfection locale en 3 temps (Betadine moussante, rinçage, Bétadine dermique) est effectuée au préalable. Le rhumatologue portera un masque et, le plus souvent, des gants stériles. Avant toute infiltration potentiellement douloureuse, une anesthésie locale est effectuée. Elle n’est pas forcément indispensable, puisqu’il s’agit également d’une piqûre. Si le guidage est aisé et la zone infiltrée peu sensible, l’infiltration elle même ne sera pas plus douloureuse que l’anesthésie.
Infiltrations radioguidées
Contenu en cours de rédaction.
Injections de PRP
Le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) est un traitement utilisant vos propres cellules pour favoriser la cicatrisation.
Il consiste à prélever un échantillon de sang, à en extraire le plasma riche en plaquettes, puis à le réinjecter dans la zone à traiter (articulation ou tendon).
Ce traitement est utilisé dans certaines arthroses ou tendinites résistantes aux traitements habituels.
En savoir plus sur le PRP
Il s’agit du Plasma Riche en Plaquettes. Les rhumatologues du cabinet peuvent vous proposer de pratiquer une ou plusieurs injections de PRP dans vos articulations ou parfois aussi au niveau tendineux.
En pratique, nous effectuons dans un premier temps une prise de sang tout à fait banale. Le sang recueilli dans un tube est centrifugé, et on ne prélève que le surnageant, débarrassé des globules rouges et des globules blancs, le plasma, qui alors est très concentré en plaquettes (Plasma Riche en Plaquettes), et en facteurs de croissance.
Ce PRP peut être ensuite injecté directement (il s’agit d’une infiltration selon les modalités classiques) dans une articulation, notamment dans les arthroses pas trop évoluées. Il peut également être injecté en intra-tendineux dans certaines tendinites sévères et rebelles aux traitements habituels, notamment lorsqu’il existe des micro-fissures tendineuses.
Les PRP sont issus de votre prise de sang, il n’y a donc aucune injection de produit étranger à votre organisme. Le but est de favoriser les processus naturels de cicatrisation.
L’injection se fait via un contrôle échographique, ou parfois radiographique en fonction du site choisi. Votre rhumatologue peut vous proposer une ou plusieurs injections successives en fonction de la pathologie ou de sa sévérité.
Précautions et suites du traitement
L’aspirine et les anti-inflammatoires diminuent l’effet des PRP (ils inhibent la fonction plaquettaire). Ils devront alors être arrêtés quelques jours avant et au moins 2 semaines après l’injection. Si votre état de santé nécessite la prise continue d’aspirine (à visée anticoagulante), nous vous déconseillerons d’effectuer les PRP.
Il y a parfois des réactions douloureuses dans les minutes et les heures qui suivent l’injection de PRP, il faudra donc ne pas prévoir d’activité particulière dans les suites immédiates. La plupart du temps, lorsque les PRP sont injectés dans une articulation, le geste est indolore. Lorsqu’il doit être effectué en intra-tendineux, il peut être plus douloureux, d’autant plus que les anesthésiques locaux sont alors déconseillés. On conseillera donc de venir accompagné, d’appliquer de la glace , et de bien rester au repos dans les heures qui suivent.
Tarifs et remboursement
Enfin, comme pour la viscosupplémentation, il n’y a pas, actuellement, de remboursement de l’acte. Dans notre cabinet, les tarifs sont de 160€ pour une injection, incluant le guidage échographique ou radiographique. Un devis et une factures vous sont fournis.
Viscosupplémentation
La viscosupplémentation consiste à injecter de l’acide hyaluronique dans une articulation afin d’en améliorer la lubrification et de diminuer les douleurs.
Contrairement aux infiltrations de cortisone, son effet est plus lent mais souvent plus durable (plusieurs mois à un an).
En savoir plus sur la viscosupplémentation
On appelle « viscosupplémentation » ou parfois « visco-induction » le fait d’injecter de l’acide hyaluronique dans une articulation. Il s’agit d’une infiltration, mais le produit injecté n’est pas de la cortisone.
Qu’est-ce que l’acide hyaluronique ?
L’Acide Hyaluronique (AH) AHest l’un des composants essentiels du liquide synovial. C’est lui, notamment, qui est responsable de la viscosité du liquide synovial, assurant les fonctions de lubrification et d’amortissage des chocs et de milieu de transfert des nutriments et de médicaments au cartilage. Dans une articulation enflammée, il est dépolymérisé, son poids moléculaire diminue et sa demi-vie intra-articulaire est raccourcie passant de vingt à dix heures en moyenne. Ces modifications entraînent une diminution de la viscoélasticité du liquide synovial.
La viscosupplémentation consiste en l’injection d’AH exogène, dans le but de lubrifier l’articulation et de restaurer la viscoélasticité du liquide synovial.
Par rapport aux infiltrations de cortisone, l’effet est bien moins rapide (il faut attendre un bon mois pour en voir l’effet complet), mais peut être bien plus durable (de l’ordre de un an en moyenne). On ne connait pas d’effet nocif au long cours, et la viscosupplémentation peut être répétée (par exemple tous les ans) sans risque médical connu.
Néanmoins, avant chaque injection ou série d’injection, votre rhumatologue fera une évaluation précise de votre état de santé, pas seulement articulaire. Si une alternative est préférable pour vous (notamment chirurgicale), il vous l’expliquera au préalable.
Tarifs et remboursement
Depuis le 1er décembre 2017, tous les acides hyaluroniques sont déremboursés, y compris dans le genou. L’acte de les administrer (la viscosupplémentation) devient alors également déremboursée, Communiqué du Syndicat National des Médecins Rhumatologues 654Ko, pdf.
Nous vous établirons un devis avant les soins et une facture à la fin, que vous pourrez soumettre à votre mutuelle (avec la facture du produit). Certaines mutuelles proposent un remboursement forfaitaire partiel. Renseignez-vous avant.
Les injections d’acide hyaluronique seul dans les autres articulations n’ont jamais été remboursées. Un devis vous sera systématiquement proposé au préalable.